Les
animaux se fabriquent à partir de moules en carton. Il faut donc commencer par
préparer le ou les moules nécessaires pour chaque animal. Ces
moules doivent être suffisamment solides et rigides pour que les multiples
enroulements de laine ne les déforment pas. Comme
il serait trop dur de découper aux ciseaux du carton très fort, nous vous
conseillons de les faire en carton plus léger et de superposer en les collant
2, 3 ou même 4 épaisseurs de la même forme (c’est à dire autant qu’il
est nécessaire pour obtenir une forme rigide)
A
l’aide du papier calque, relever le dessin du moule. Le décalquer sur le
carton ou, mieux, coller le calque sur le carton et découper les deux ensemble.
Pour bien découper la fente centrale, faire une
entaille, ce qui est bien plus facile que de percer le carton. Utiliser
ce premier découpage pour tracer tous les suivants, en le posant sur la feuille
de carton et en tournant tout autour avec le crayon.
Veillez
à ce que, dans chaque découpage, la fente permettant le découpage central
soit placée à un endroit différent, et à ce qu’elle soit en biais par
rapport à la fente centrale.
Coller
les cartons les uns sur les autres en veillant à les superposer soigneusement.
Il
faudra environ 4 épaisseurs pour les petits moules, 5 pour les moyens et 6 pour
les plus grands et surtout pour les plus étroits. Cela, évidemment, dépend de
l’épaisseur du carton utilisé.
On
voit que chaque moule est muni à ses extrémités d’une partie évasée
destinée à retenir les enroulements de la laine et qu’il est évidé d’une
fente centrale d’autant plus large que le moule est plus grand. Il ne faut
jamais réduire la largeur donnée pour cette fente.
Commencer
par couper 2 morceaux de ficelle , chacun d’une longueur égale à une fois et
demie celle du moule. Les nouer à chaque
extrémité du moule avec un nœud à 2 boucles qui se dénouera facilement,
telle la rosette que l’on fait pour nouer les lacets de chaussures. Commencer
les enroulements de laine en travaillant avec 1, 2, 3 ou même 4 brins comme il
est dit plus haut.
Pour
faciliter le passage dans la fente centrale, faire de petits pelotons, que
l’on renouvellera aussi souvent que nécessaire.
Partir
d’une extrémité, contre la partie évasée, aller à l’autre extrémité
et revenir au point de départ. Recommencer autant de fois que cela est nécessaire.
Bien entendu, on ne doit pas enrouler les parties évasées
qui ne sont là que pour retenir les enroulements.
Ne
pas serrer les enroulements sur le carton qui se déformerait, surtout sur les
grands moules ou lorsqu’ils sont longs et étroits. Les
enroulements doivent être très épais, encore plus épais dans les parties
larges que dans les parties étroites. Il faut veiller à ce qu’ils ne
s’amincissent pas aux extrémités.
L’enroulement
terminé doit accentuer la forme du moule.
Avant
d’entreprendre la confection d’un premier animal, nous vous conseillons de
faire un essai au préalable en utilisant n’importe quel reste de laine (même
des laines de différentes grosseurs et couleurs). Cet essai permettra de mieux
comprendre comment réaliser les enroulements, de procéder à la ligature, et
aussi de s’exercer à la dernière opération (la plus délicate) qui est la
tonte (cette opération sera expliquée dans les paragraphes suivants).
Ces
essais ne seront d’ailleurs pas perdus. Ils seront même très utiles car ils
constituent d’excellents « époussetoirs ».
L’enroulement
étant jugé suffisant, faire la ligature.
Dénouer
les 2 ficelles des extrémités du moule et les attacher l’une à l’autre,
par-dessus les enroulements de laine en nouant un des brins de chaque extrémité
sur chaque face du travail et en ne serrant que modérément. Les enroulements
sont ainsi entourés par la ficelle.
Couper
un morceau de fil électrique (dont la grosseur sera indiquée pour chaque
animal) d’une longueur suffisante pour que les 2 extrémités du fil se
croisent sur une des faces du travail.
Enfiler
ce fil électrique dans les extrémités de la fente centrale du moule et les
croiser. Prendre une aiguille longue, enfilée
de coton ou de fil de lin, et coudre ensemble ficelle et fil électrique des 2
faces, ceci d’un bout à l’autre du travail et à travers les enroulements.
Cette
couture doit être très serrée pour bien maintenir ensemble ficelle, fil électrique
et laine et pour que le tout soit très solide et forme un bloc. On
peut refaire cette couture en sens opposé pour revenir au point de départ, ce
qui consolidera le tout.
Il
ne reste plus qu’à donner à l’animal une forme plus rigoureusement proche
de son véritable aspect et ceci se fera par « la tonte ».
Quand
le travail est sorti du moule, il faut à l’aide de ciseaux, retailler
l’ensemble de l’ouvrage pour achever de donner à l’animal sa silhouette
caractéristique.
En
effet, les brins de laine sont souvent trop longs, particulièrement sur les côtés
car les derniers enroulements sont forcément plus longs que les premiers. Mais
on apprend très vite à évaluer l’épaisseur de laine nécessaire.
Pour
chaque animal, un dessin de chaque pièce de son corps et un dessin de
l’allure générale aidera dans ce travail. Mais il y a bien sûr, une part
d’initiative personnelle.
Nous
vous conseillons d’étudier attentivement les photographies et croquis joints
aux explications, au besoin des documents des mêmes animaux, voir même des
animaux vivants, ce qui permet de varier leurs attitudes et ceci particulièrement
lorsqu’on doit en faire plusieurs de la même espèce.
Lorsque
l’animal est constitué de plusieurs parties (ce qui est presque toujours le
cas), il faut fixer ces parties les unes aux autres par des ligatures solides ,
faites en prenant, avec l’aiguille à coudre, les armatures en fil électrique
de chacune des 2 parties.
Suivant
les cas, tous les becs, touts les oreilles seront tricotés ou crochetés, soit
taillés dans la feutrine, du cuir ou du plastique.
Puis
on y ajoutera les yeux. Les yeux en verre
pour animaux sont vendus les 2 yeux montés sur un fil de fer. Pour faciliter la
pose : couper ce fil de fer au milieu de sa longueur à l’aide d’une
pince coupante, replier le bout pour former une boucle, introduire entre les
brins de laine et coudre sur le fil électrique central de la tête. Les
yeux de plastique, eux, se présentent un par un, ils sont munis d’un petit
support . Ils seront donc simplement collés à l’aide de colle forte dans
l’épaisseur de la laine.
Il
en sera de même pour les nez en feutrine ou en plastique, ainsi que pour les
moustaches en fil de pêche.
Le
fil de pêche sera choisi assez gros pour être bien visible. Il est vendu en
bobine et reste enroulé une fois débobiné ; il suffit de le tremper dans
de l’eau chaude et de le laisser sécher droit pour qu’il garde cette
position et fasse de belles moustaches.
Avis aux artistes en herbe : décorez un ou plusieurs oeufs de pâques et envoyez-nous vos clichés ! Les plus belles réalisations seront publiées sur le site !
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